Deux services de veille pour les personnes âgées vivant isolées, sans ordinateur ni téléphone 

 2 preuves de vie : Clic Clac 9-9

C'est moi qui appelle !  ALI-ALLÔ 10-8 

 

Le constat

Un fait divers revient dans les journaux avec une régularité terrible : une personne âgée retrouvée à son domicile des semaines, parfois des mois après son décès. Personne ne s'était inquiété. Personne n'avait remarqué le silence.

Les dispositifs de téléassistance existants ont une limite : ils répondent à un appel. Encore faut-il pouvoir appeler — être conscient, avoir son médaillon sur soi, oser déranger. Celui qui gît au pied de son escalier n'appelle pas.

Le silence qui alerte : clic clac 9-9

RELAIS-SENIORS renverse le principe. Ce n'est pas la personne qui appelle au secours : c'est son silence qui donne l'alerte.

Le geste demandé tient en deux mots : Clic Clac 9-9. Un clic le matin avant 9 heures : on allume une prise, un voyant s'allume. Un clac le soir avant 21 heures : on l'éteint. C'est tout. Un seul bouton, sur une prise branchée au mur. Rien à porter, rien à recharger, rien à apprendre.

Ces deux gestes quotidiens sont deux preuves de vie. Tant qu'ils sont faits, personne n'est dérangé. Le matin où le clic manque, une alerte part — et quelqu'un vient voir.

C'est moi qui appelle : ALI-ALLÔ 10-8

En complément ou à la place du service Clic Clac 9-9 ce service demande une caméra CAMINI en plus, avec toujours une ou 2 prises KONYKS PRISKA MAX 3 FR et un petit routeur avec carte SIM. La caméra permet un échange vidéo et surtout verbal, instantané.

Comment ça marche

Chez la personne suivie : le "Vieux*", une prise connectée, un petit routeur 4G branché dessus et une carte SIM à l'année et peut-être une caméra en plus. Aucun abonnement Internet, aucun téléphone nécessaire. L'ensemble coûte au minimum environ 100 euros, une fois pour toutes  plus le renouvellement annuel de la carte SIM plus 30 ou 40 € pour une caméra KONYKS Camini. 

Chez le Veilleur : une simple tablette wifi 4G avec nos 2 programmes. Un tableau s'y colorie tout seul, deux fois par jour : case verte à 9 h quand le signal du matin est arrivé, case grise à 21 h quand l'extinction du soir est constatée. Une case restée blanche déclenche automatiquement un e-mail d'alerte, avec le nom et l'adresse de la personne. Sans réponse, un Marcheur se rend sur place.Le système ne sait qu'une seule chose : le bouton a été pressé, ou non. C'est toute sa discrétion — et toute sa force. 

Avec la caméra, un échange verbal peut s'engager après un appel instantané, décelable en rouge sur un autre tableau . Le Veilleur appelle grâce à tablette et la camera répond.

Pour les Vieux, par les Vieux

C'est notre devise, et elle n'est pas une coquetterie. Les Veilleurs sont des Vieux, à tour de rôle, avec la tablette sur les genoux, équipée elle permet le changement de veilleur sans aucune complication technique — pas besoin de sortir, il faut un téléphone et un bout de cerveau. Les Marcheurs sont des Vieux qui marchent encore volontiers et qui se déplacent pour voir et pour aider. Celui qui veille ce mois-ci sera veillé le mois prochain.

La réciprocité change tout : on n'est pas surveillé par une institution, on se garde les uns les autres. Et l'appel passé après un clic oublié n'est pas une procédure — c'est un voisin qui prend des nouvelles. Le filet de sécurité est aussi un lien social quotidien.

Ce que ça ne fait pas — dit honnêtement

Le système constate un problème au rendez-vous suivant, ou dans la minute : entre le clic du matin et le clac du soir, douze heures peuvent passer. Il ne remplace pas un médaillon de téléassistance pour ceux qui en ont un ; il protège surtout l'immense majorité de ceux qui n'ont rien.

Une coupure de courant, une panne du réseau ou un simple oubli produisent parfois une fausse alerte. Un coup de téléphone éventuel, lève le doute en deux minutes — et mieux vaut dix fausses alertes qu'un silence ignoré.

L'histoire de ce projet

Ce système a été conçu à Rouen par un homme de 92 ans, le Bidouilleur, avec l'aide d'une jeune intelligence artificielle. C'est le programme « Cop-Claude », (Copain-Copine CLAUDE). Une semaine d'obstination, quelques batailles techniques mémorables, et un matin : une case verte qui s'allume toute seule sur le tableau.

Nous le racontons pour une raison précise : si nous l'avons fait, votre quartier, votre village, votre club peuvent le faire. Le guide d'installation complet et les  programmes sont publiés sur ce site, librement. Prenez-les, adaptez-les et veillez les uns sur les autres.

Note *: On dit des "VIEUX," on est tous des vieux, (maintenant ou plus tard,) on ne dit pas des "VEILLES" à cause des vieilles sorcières.